• Salut à toi, si tu passes encore par ici.

    Je me suis lancée, maintenant, à écrire cet article pour la simple et bonne raison que je sais que beaucoup ont besoin de conseils, de témoignages face à la mutilation. En fait, j'avouerai qu'à l'époque déjà, j'en avais beaucoup envie, pourtant, je n'étais pas vraiment "renseignée" sur le sujet, et j'aurais toujours pensé Jem' (pandrogyne) plus apte à le faire que moi. Pourtant, aujourd'hui, les choses ont changé. Beaucoup de gens autour de moi, au final, ont commencé à se mutiler, et j'ai trouvé les cas plutôt nombreux. Surtout que, pour la plupart, ces personnes ne souffraient pas de graves mal-êtres mais utilisaient plutôt la mutilation pour extérioriser, quand ils allaient mal. Alors, pour quelqu'un d'harcelé.. je sais que ce cas doit être encore plus frappant.

    Pour ma part, pourtant, je ne me suis jamais mutilée durant mon harcèlement. Evidemment, je me suis infligée des choses de degré différent (vomissements, légères griffures), mais j'ai essayé d'être forte face à ça, et le blog m'aura beaucoup aidé. Je l'avais compris ; si je commençais, j'aurais jamais pu m'arrêter.

    Pourtant, pour moi, cette façon de voir la mutilation à vite changé.. le fait de s'ouvrir simplement les veines (et pas seulement celles de l'intérieur des bras, sachez-le).. était pour moi quelque chose de non-tabou, quelque chose qu'il faut assumer malgré tout (ça, je le pense encore), mais je pensais surtout surtout, qu'il fallait dédramatiser. Je veux dire par là, que souvent, quand mon copain par exemple était tombé sur mes cicatrices au niveau des chevilles.. Il s'est mal senti pour moi, il s'est presque vexé, énervé de me voir me faire du mal. Oui, le danger est là, certes, on se fait saigner.. Mais dans le fond, c'est quelque chose de positif que cela nous apporte.

    Evidemment que j'avais tort. Evidemment que je me mutilais, que ça me faisais du bien, et que jamais j'aurais eu envie d'arrêter à chaque dérapage.. Pourtant, je me détruisais. Je me souillais, je me sentais stupide de faire ce que je me faisais, et surtout, je faisais du mal à ceux que j'aimais, du moins, ceux qui le savaient..

    C'est pour ça que ce n'est pas une bonne chose. Parce qu'au final, c'est un peu égoïste, dans le fond, de faire du mal à ceux qui savent. Alors on s'en veut. On leur dit qu'on arrête, et on recommence, sans rien dire, cette fois. C'est comme ça, un cercle vicieux qui fait que si rien ne nous tient, on arrêtera pas, on ne pourra pas, parce que l'on se sent déjà trop faible.

    Pourtant, on peut tous s'en sortir, et peut être que toi, tu te sens stupide de te mutiler/t'être mutilé. Mais tu ne l'es pas. C'est normal, parfois, de ne plus en pouvoir, de ne plus savoir gérer. C'est comme si tu n'avais plus le choix, hein ? Crois-moi, crois-moi, tu peux t'en sortir, comme beaucoup s'en sont déjà sorti.

    Pour commencer, il faut se poser des questions. Des questions simples, basiques mais existentielles. Est-ce que j'aime avoir mal ? Est-ce que je ne suis pas lassé(e) de cacher mes griffures, cicatrices Est-ce que je ne blesse personne ? Est-ce que j'ai le courage de continuer ?

    Puis, il faut simplement prendre conscience du problème. Se dire comment cela peut tourner si l'on se résigne a continuer. S'il faut redescendre, s'il faut stopper net. 

    Et il faut agir. Jeter loin tes lames, ciseaux, couteaux, bouts de verre pillés (oui), limes à ongles, compas. Et a chaque rechute, essayer de te contrôler, de penser au meilleur, aux choses et aux personnes que tu pourrais perdre en continuant, aux regards que tu subirais quand on poserait les yeux sur tes poignets, chevilles, hanches, cuisses. Focalise-toi sur le meilleur, parce que tu as beau ne pas t'en rendre compte parfois, mais il y en a, crois-moi, il y en a. Et parle, oh, surtout, parle. Parce qu'il y en a qui tiennent à toi. de vrais amis, cousins, parents, copains, copines, médecins, psychologues.

    Et n'oublie pas que tu ne mérite pas plus que n'importe qui, de souffrir.

    Jamais.


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  • Voici une bien triste histoire qui est arrivée il y a peu.

    Une fille, Louise, 16 ans, a décidé de mettre fin à ses jours en se suicidant;

    Cette jeune fille belge s'est pendue à la balançoire du jardin familiale.

    Les raisons ? Du cyber harcelement quotidien sur Ask.fm.

    Un site où l'on peut poser des questions (et des messages) en étant anonyme.

    Elle recevait des messages d'insultes depuis longtemps, dont celui-ci :

    "Tu te crois belle, en fait tu es moche, tu es conne, tu ferais mieux de te pendre" . 

                Lassée d'être harcelé, elle s'est donc pendue. Cette jeune fille avait tout pour elle, belle, intelligente et bonne en classe.

    On menaçait de fermer le site. Mais les créateurs de Ask ont répondu pour assurer que des procédures de signalement de contenus existent. Et puis, comme ils disent : La vaste majorité de nos utilisateurs sont des adolescents très heureux.

     

    En gros, pas grand chose va être fait. 

    Cette fille était superbe; avait l'air d'être superbe. Bref. Repose en paix princesse..

    https://scontent-b-ams.xx.fbcdn.net/hphotos-xpf1/v/t1.0-9/984216_583812721727804_2354367270315095873_n.jpg?oh=50861fc204dd54ffde19523bbbffdfd2&oe=54BDB2B0


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  • http://webetab.ac-bordeaux.fr/college-rayet/typo3temp/pics/c4ae85956b.jpg

    Le harcèlement moral. On l'a sans doute tous déjà connu plus ou moins, suivant les conséquences.

    Des fois on ne s'en rends même pas compte, mais on peut le faire subir.

    Rien qu'une petite phrase du genre comme : " Gros lard ! " ou " Coincée" ou encore " T'es con"

    Peut toucher la personne visée, et peut lui faire de la peine, et peut être considéré comme harcèlement moral.

    C'est également une conduite abusive par des gestes, comme montrer du doigt une personne et parler d'elle dans son dos ou bien mimer un gros ventre en fixant la personne.

    Aussi par des comportements, en faisant un croche pied systématique, déplacer la chaise de la victime lorsque qu'elle s'apprête à s'asseoir, ou prendre quelque chose que la victime allait saisir.

    Tout ceci peut dégrader la condition de vie et/ou de travail de la victime.

    Le harcèlement moral est une technique de destruction, ce n'est pas un syndrome clinique.

    Les différentes techniques peuvent être les suivantes : 

     

    -Empêcher la personne de s'exprimer normalement (comme en lui coupant systématiquement la parole)

    -Critiquer son travail (peut venir d'une jalousie, et démontrée souvent comme : T'as peut-être eu un 16 mais t'es nul par rapport à moi qui ai eu un 18. Tu vaux rien)

    -L'isoler (toutes sortes, comme le laisser seul, ou l'enfermer dans une pièce cloitrée (une salle de classe ou les toilettes par exemple)

    -Ignorer sa présence et refuser le contact (ou aussi synonyme, c'est quand par mégarde ou intentionnellement la victime vous touche et que vous vous essuyez tout de suite après contact comme si elle était malade)

    -Proférer des menaces (verbales, écrites ou téléphoniques) comme "on va te faire ta fête, t'as pas intêrer à revenir au collège etc..

    -Proférer des médisances, calomnies comme (il/elle est fou/folle ; de toute façon c'est un/une coincé(e)

    -Interdire aux collègues de lui adresser la parole (lui parle pas, c'est un ordre)

    -La déconsidérer auprès de ses collèges (faire comme si la victime n'existait pas)

    -Atteindre à sa vie privée 

    -La discréditer dans son travail ( ce que tu as fais est pitoyable/ennuyant/sans intêret ; on t'as demandé de chercher des infos, pas d'en faire un bouquin...etc..)

    -Compromettre sa santé ( en l'exposant à de mauvaises conditions hygiéniques, ou lui dire que c'est sans danger alors qu'on sait pertinnement que c'est dangereux..) 

    -Apporter des clichés (t'es qu'une gothique ; t'es pas normal..etc..)

    N'oubliez pas, le harcèlement est puni par la loi.

     

     

    J'en ai payé les frais pendant longtemps de ce harcèlement, et toujours un petit peu aujourd'hui


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  •  

    C'est bizarre de commencer la rubrique par un style de harcèlement bien éloigné, mais il fallait qu'on soit victime de ce que l'on dit pour écrire ici.

    Le harcèlement téléphonique.

    On peut vous harceler parce qu'on vous connait, alors vous appeler en numéro privé, le truc bien bidon, qui fait rire les 'potes' de l’appelant.Moi, je suis harcelée par quelqu'un que je ne connais pas.

    Hier, je prends mon téléphone : 3 appels en absence. Je regarde : Un numéro étranger, et bel et bien étranger puisque l’indicatif est de +221.

    Je préviens mes parents, on cherche, l'interlocuteur est du Sénégal enfin, par là.

    Un heure plus tard (j'allais dormir), le téléphone sonne : Mes amis du Sénégal !

    Alors je le bloque.

    Pendant la nuit, encore des appels (ils me sont signalés mais rejetés direct.)

    A chaque fois, des messages vocaux de brouhaha.

     

    Alors des conseils :

    •  Déjà, ne donnez pas votre numéro a quelconque site sur le web.
    • Bloquez le numéro du harceleur (s'il n'est pas privé.)
    • Si le problème persiste, prévenez la gendarmerie ou autre. (et si c'est évidemment grave.)
    • Si la personne ne se décourage pas, et que c'est encore plus grave, changez de numéro, et si c'est une personne que vous connaissez, une chose à faire comme beaucoup de cas : Parlez-en.

    ~~~~

    Pour voir comment je m'en sors, go sur mon journal.

    Bye,

    Une Indofan.


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