• La parole aux bloggueurs

    Ici, racontez vos expériences... telles qu'elles soient, ça nous intéresse.

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  • En fait pour tout avouer, je sais même pas si mon histoire est une vraie histoire de harcèlement. Même si je sais que certaines personnes parlent de moi dans mon dos, je n'ai pas vraiment de problèmes de ce côté. Celui qui me harcèle, c'est moi même. 

    En fait, je sais pas vraiment comment ça a commencé, ni quand. Quand est-ce que j'ai commencé à me dire que je ne valais rien et a discréditer tout ce que je faisais ? Je ne sais plus. La journée, j'agis comme-si de rien était. Quand on me connait, je suis autoritaire, j'hésite pas à dire les choses et j'aime beaucoup me vanter. Par contre, dès que j'ai éteins la lumière, ça commence. Je me rappelle à quel point mon comportement me semble gênant et en décalé avec les autres, combien je suis pas intéressante, combien je ne sais rien à rien et que je n'ai pas d'aptitudes particulières. Ça continue pendant des heures. J'ai une chambre plus ou moins commun avec ma soeur, du coup je pleure en silence pendant des heures. Parfois j'en peux plus, et j'ai juste envie de me couper : mais alors, les ma mère, ma soeur, elles sauraient. Elles sauraient qui je suis vraiment. Tout le monde verrait ces cicatrices, comme-ci j'en avais pas déjà assez, et j'aurais encore plus honte. J'ai toujours aimé les ongles longs, alors je me griffe très fort aux épaules, ou les marques seront maquées par le t-shirt le lendemain, jusqu'au sang parfois. Mais dans ces moments là, ça ne fait jamais aussi mal que je ne le voudrais. Il m'est même arrivée de me trouver ridicule, n'ayant pas "les couilles d'assumer et de prendre une vrai lame". Et après, j'ai honte : je me dis que je ne pourrais plus jamais affronter mes amis en face, après avoir pensé qu'ils ne voulaient pas vraiment être mes amis. Je me trouve parano, égoïste, sans coeur de rejeter leurs marques d'affections, je me dis que je ne pourrais pas affronter une journée supplémentaire au lycée car je suis une honte pour tout le monde. Le pire, c'est que je suis heureuse après tout : j'ai des amis, les gens ne me harcèlent pas, j'ai une famille aimante et compréhensive... Alors pourquoi ? Mais bien des soirs ça recommence, et je suis toujours là le lendemain matin, le nez encombré car par bien mouché pour ne pas attirer l'attention, les traces de griffures disparues pendant la nuit. Et pourtant, malgré tout, je retourne au lycée, bien soignée, le sourire au lèvres, toujours là pour remonter le moral de mes amis qui eux, ont de vrais problèmes.

    En vacances, tout va bien, ce n'est qu'en période de cours, alors je suis chanceuse. Je ne suis pas vraiment dépressive, donc je passe quand même de bonnes journées. Mais depuis quelques temps, quand j'ai lycée, j'ai des maux de ventre (quand je les ais, j'arrête de manger à ma faim, parce que j'ai  plus mal après, du coup je suis pas bien toute la journée) et je fais même des crises d'angoisse en classe. J'ai dit au médecin et à tout mon entourage que je ne savais pas d'où ça venait, et tout le monde m'a dit que ça venait sûrement des examens. "Elle lit trop de livres", m'avait dit le docteur en plaisantant. Mais au fond de moi, je savais. Je savais que ce n'était pas qu'une mauvaise période. Car l'autre jour, en entendant les reportages du journal télévisé sur la rentré scolaire, mes maux de ventre ont repris. Personne ne le sait, à par vous, maintenant.

    Une Anonyme...

    Une Indofan :

    Comme je te l'ai dit, merci. Merci de nous l'avoir dit.

    (Je sais que je vais me répéter, mais je vais supprimer nos commentaires et je pense que ces conseils vont aider d'autres Anges... Lemony et Angel ♥ te répondront dès qu'elles le pourront.)

    Quand j'ai terminé ma lecture, je n'ai pensé qu'une chose : Putain.

    Putain de courage, déjà. De nous l'avoir dit, nous, et personne d'autre, même si c'est de façon anonyme, je suis tellement touchée par ton histoire, et ton courage d'en parler, d'après ton texte, un grand silence.

    Merci. Merci de t'être confiée, c'est un grand pas, on dirait pas, mais si. 

    Ca me tue de devoir te donner des conseils, enfin, je ne dis pas que ça m'ennuie, mais d'après ce que tu écris tu est au lycée, et moi je sors tout juste de ma 5e, ça fait bizarre. Oh je me sens bête de parler de moi.

    Pour commencer, le fait que tu n'oses pas de 'mutiler' avec une 'véritable lame' c'est déjà quelque chose de bien, même si je t'y vois tentée, n'hésite pas à lire nos conseils, et a en parler autour de toi, même si c'est difficile.

     

    Angel ♥ :

    A venir

    Marzipan :

    Hello toi. ♥ Déjà, on se ressemble beaucoup. Tu n'exprime pas les raisons de tout cela. Même si tu n'en es pas consciente, je suis sûre et certaine qu'il y à quelque chose derrière tout ça, outre ton dégoût de toi même. Alors, je n'ai qu'une chose à dire, courage. Tu es comme tu es, c'est tout, et si tu es froide et égoïste, c'est comme ça, même si j'en doute assez fort. Et puis, il n'y a pas de faux et de vrais problèmes. Chacun n'a pas la même force face aux siens, c'est tout. Alors, je me ferrais un plaisir de t'aider plus par message privé, je ferrais tout pour ça, je t'assure. Courage, tu as déjà la force de ne pas en venir aux lames, alors juste courage. Sois forte. Espère. Sois fière. Fière de qui tu es. Si tu ne le montre as aux autres, c'est surement que tu ne le sais pas toi même. J'espère pouvoir t'aider d'avantage, j'attend ton message. ♥


    5 commentaires
  • Une autre histoire...

    Depuis toute petite j'ai des gros problème de vue,j'ai victime de moqueries,de harcèlement,j’essayais de rien laisser paraître devant les autres mais quand j'était chez moi je pleurais souvent...

    A l'age de 6 ans j'ai subit une opération des yeux,malheureusement cela a été  un échec et désormais lorsque je suis fatiguée mon œil droit ne m'obéis plus...

    A 8 ans un groupe de filles a commencer a me faire subir des violences morales et physiques,cela a duré 2 ans je n'ai rien dit a personne par peur des représailles.Après cela je me suis renfermée sur moi même car je ne voulait pas re-subir ce que j'avais vécu.

    Je me suis faite des amis et je suis tombée amoureuse,mais j'était trop timide et au moment de rentrer au collège on a étés séparés sans que je puisse lui dire ce que je ressentait pour lui...Je n'arrive pas a l'oublier...

    En 5 eme j'ai rencontrer des gens géniaux mais peu a peu ma meilleure amie commence a s'éloigner de moi...Je sais que c'est égoïste de dire ça mais j'ai peur,peur qu'elle m'oublie et que je me retrouve a nouveau seule...

    Voila,elle n'est pas passionnante mais c'est mon histoire...

    Une ange anonyme

    Une Indofan :

    Très chère Ange,

    Tout d'abord, merci de t'être confiée. En parler est déjà un bonne étape pour se soulager.

    Je comprends que tu t'en sentes enfermée, les enfants, les jeunes, quelque soit votre différence, ne les accepteront pas : Soit ils en sont jaloux, soit ils se moquent...

    Tout d'abord, essaye d'en parler a quelqu'un que tu aimes beaucoup, avec qui tu te sens très proche. (Parrain, Marraine, Oncle, Tante, Cousin(e) ...) Si tu n'y arrives pas, confie-toi a eux par écrit, ou encore écrit, juste pour te faire du bien, et déchire ensuite. Je sais que ça ne rime à rien, mais putain on se sent bien mieux après.

    Je vais faire l'article avec mon discours dans quelques minutes.N'hésite pas a lire nos rubriques pour t'aider.

    Courage et merci... Je laisse mes congénères te répondre.

    Angel ♥ :

    A venir

    Marzipan :

    Bonsoir toi, bravo d'avoir réussi à te confier. ♥ Tes problèmes oculaires font partie de toi, rien n'y changera. Et les gens qui ne comprennent pas ça sont de sombres crétins, ne fais pas attention à ça. Si tu n'as plus de contact avec les filles qui te maltraitaient, c'est une bonne chose. Tu aurais bien sûr mieux fait de parler, mais ce ne serait plus très utile maintenant. Pour ce garçon, essaye de le trouver sur Facebook par exemple. La question n'est pas de commencer une histoire d'amour avec lui, simplement de ne pas le perdre ! Et essaye d'avoir une discussion sérieuse avec ta meilleure amie. Si elle s'éloigne bel et bien, c'est juste qu'elle n'en vaut pas la peine. Cette année, essaye de t'intégrer dans ta nouvelle classe, tu trouverais peut-être une amie bien meilleure ! Courage, n'hésite pas à envoyer un message privé ! ♥


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  • Voici une expérience qu'un anonyme à désiré nous confier. N'hésitez pas à, vous aussi, nous en parler.

    ~♦~

     

    Histoire passée en : Octobre 2012- 1 mois après la rentrée en sixième.

    Je rentre souvent à pied. Depuis ma rentrée en 6°. D'ailleurs, à ma rentrée en 6°, dès la première semaine, dès personnes issue de classes de 5° et de 4° (une bande d'environ 6 personnes), me venais me voir lors de mes périodes solitaire, lorsque je voulais être seul. Ca m'arrive souvent encore maintenant, car, m'énervant et me vexant facilement, j'ai besoin d'être parfois seul pour penser. Sauf, qu'en sixième, ça arrivé plusieurs fois par semaine. Ces personnes venaient en pouffant un petit rire pour m'adresser, comme si c'était évident "Es ce que tu fumes ?". Essayant de m'enfuir, toujours sans leurs adressé la parole, il me rattrapèrent et me demandèrent ma classe. Je leur répondis, pensant être tranquille ensuite. Ils me re-posèrent la première question, je ne répondis toujours pas. M'étant mis dans un cul de sac, je ne pus cette fois plu m'échapper. Ils m'attrapèrent mon sac, à l'abri du regard des autres, et, me volèrent un exemplaire de mon emplois du temps. Ils m'avaient dit qu'ils m’attendraient dès le soir à la sortie du collège, et, que si j'essayais de leurs échappés, ils me traqueraient jusque chez moi.  Toute la journée, j'ai été distrait. A la sortie des cours, ils étaient là. Ne pouvant pas leurs échappés, je les laissai faire. Ils m'emmenèrent dans une petite ruelle, et, là, me forcèrent à fumer. Ne pouvant pas m’échappai, j'essayai de repousser la cigarette. Mais, ils continuèrent de me menacer disant que, si je continuais mes faits, je reviendrais nu ce soir chez moi. Donc, j'avalai une première bouffée de clope. C'était un goût amère, mais délicieux à la fois. Je finis la cigarette, donnant le sourire aux lèvres de la bande de gars. L'opération se répéta chaque soir de semaine. Sauf le mercredi, car mon grand-père venait me chercher. Cela dura un an, chaque mois, ils rajoutaient une cigarette à fumée : à la fin de l'année, je devais fumer 10 cigarettes. Mais parents se doutaient de quelque chose, mais, n'en parler pas. L'année dernière (celle de ma cinquième), étant devenu un "petit fumeur", je fumais une cigarette par jour. Mais, en octobre, j'ai bréqué : n’ayant pas fumé pendant deux mois de grande vacance, je ne voulais pas me gâcher la vie. La bande, étant au courant, recommença. Et, coup de chance (ou pas), mes parents venaient de se séparer. Donc, je devais changer de collège vers mi-novembre. Après cela, je n'ai plu jamais touché une cigarette.

     


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