• Texte par une petite ange ♥

    J’ai pensé à lui hier soir.
    J’avais des sueurs froides et mon dos était coincé. J’étais au bord des larmes.
    L’insomnie m’avait rongée. Un soir de plus.
    Je n’en pouvais plus. J’avais envie d’exploser. Je me suis sentie seule, faible, idiote et niaise. J’avais besoin de bras et les siens me sont apparus. Je m’y étais accrochée de mes mains froides couvertes d’hématomes bleus et violets qui me brûlaient. Il avait le torse chaud et large et moi, courbé et haletant.
    C’était un bout du rêve que j’avais recrée avec une couette épaisse. Le matin, j’étais entortillée dans les draps dont je m’étais enveloppée excessivement durant la nuit. Je n’arrivais pas à m’en défaire.


    J’avais senti plus tôt, la brise se moquer de ma folie. En essayant de me dépourvoir de ses bras imaginaires. Tendis que je serrais le drapage, j’ai senti les mains du vent se glisser perversement  dans mon bas de pyjama relativement court pour une nuit aussi fraîche. Je suffoquais quand même dans mon cauchemar. J’avais évité de voir son visage parce qu’il ne m’inspirait jamais rien de positif mais j’avais envie de l’embrasser langoureusement, et de goûter à ses lèvres juste pour la nuit. Même si je ne l’aimais pas. J’étais cruelle. Mais j’en avais besoin.
    J’ai senti ses mains glisser lentement  le long de mon dos et mes mains à moi, loin derrière ses omoplates. Je manquais de souffle mais je continuais à l’embrasser. C’était plus fort que moi. Pas parce qu’il était attirant, ou parce que j’avais peur de le rater ou parce que j’en avais envie. Parce qu’il était là. Quand j’en avais besoin. Je sentais à ce moment juste mon souffle et mes jambes contre les siennes. Alors il m’a serré plus fort et je me sentais encore plus oppressée et mal. Mes battements de cœurs raisonnaient dans sa cage thoracique. Mais j’aimais soudainement ça. Ça m’a étonnamment paru infini, une compagnie erronée mais infinie. Plus fort qu’on pouvait l'imaginer en lisant ces lignes. C’était plus fort que la musique classique en salle. Plus intense que l’archet se reposant violemment et passionnément par le violoniste sur les cordes qui, de l’autre côté étaient pressées par ses doigts de
    mouvements fluides et machinaux.


    Je m’étais secouée la tête pour chasser ces pensées stupides et me défaire justement de cette couette épaisse.
    J’avais vraiment chaud.
    J’avais encore mon mal de dos, et mon crâne me rendait affreusement dingue.
    C’était le matin.

    Une lectrice ♥.

     

    Ps : Si tu veux un titre, n'hésite pas ♥


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